14 août 2011

Patrouilleur de Service P676, Le Flamant

Le Flamant  est le premier bâtiment d’une série de patrouilleurs spécialement dédiés à l’action de l’État en mer. Il a été mis sur cale le 16 mars 1994 à Cherbourg par le chantier des Constructions Mécaniques de Normandie (CMN). Lancé le 24 avril 1995, il a pris le service actif le 18 décembre 1997. Son port de ralliement est  le port militaire de Cherbourg.

La mission principale du Flamant  est de patrouiller dans la zone économique exclusive (ZEE) française, qui s’étend jusqu’à 200 nautiques des côtes de France. Cette mission consiste essentiellement en la police des pêches.


Tous les pays membres de l’Union européenne peuvent pêcher dans la ZEE française, néanmoins, les bâtiments doivent respecter une réglementation touffue, à la fois européenne et nationale. Ces règlements définissent les espèces autorisées et la taille minimale des prises. Ils recouvrent aussi les types de matériels de pêche autorisés, les licences et les quotas auxquels les bâtiments sont soumis. Cette réglementation très complexe est destinée avant tout à assurer une gestion convenable de la ressource halieutique afin de la préserver pour l’avenir.


Pour les pêcheurs qui seraient tentés de s’écarter de la loi, la présence des patrouilleurs est un élément dissuasif important. Lorsque des conduites illégales sont suspectées ou avérées, il est rendu compte aux autorités à terre (affaires maritimes) qui décident de la suite à donner. Celle-ci peut, selon la gravité de l’infraction, aller d’un simple avertissement à un déroutement vers un port français, afin d’y conduire des investigations plus poussées avec des éventuelles poursuites judiciaires.


En plus des patrouilles de surveillance des pêches ou des approches maritimes, le Flamant  peut accomplir des missions de lutte anti-pollution et des opérations d’assistance et de sauvetage en mer.

Caractéristiques du Flamant

  • Longueur : 54 mètres
  • Largeur : 10 mètres
  • Tirant d’eau : 2,60 mètres
  • Tirant d’air : 20 mètres
  • Déplacement : 315 tonnes et 390 tonnes à pleine charge
  • Puissance électrique : 370 kW
  • Vitesse : 22 nœuds
  • Distance franchissable : 4 500 nautiques à 12 nœuds
  • Autonomie : 21 jours
  • Pilote automatique
  • Un système de navigation par satellite type GPS
  • Deux radars de navigation DRBN-34  et DRBN-38
  • Une station Inmarsat  (communication par satellite) et des émetteurs HF, VHF, UHF permettant d’établir des liaisons avec les organismes à terre et les bâtiments à la mer
  • Des intercepteurs radiogoniomètres couvrant l’ensemble des gammes de fréquences des liaisons radio
  • Un récepteur SMDSM (norme internationale pour le sauvetage en mer, en vigueur depuis le 1er février 1999)
  • Ces équipements, associés à une propulsion automatisée, permettent la conduite du navire par une équipe de quart réduite à 3 personnes.

Propulser par deux lignes d’arbres, équipées d’hélices à pales orientables qui lui confèrent une grande souplesse dans les variations d’allure. La propulsion est de type CODAD (combined diesel and diesel). La puissance totale des quatre moteurs est de 7.230 cv (5.310 kW). Deux moteurs diesels Deutz-MWM TBD 620 V 16  de 2765 cv + 2 diesels Deutz-MWM TBD  234 V 12  de 850 cv entraînent chaque ligne d’arbre. Ils peuvent fonctionner indépendamment ou être couplés, suivant les circonstances.


L’appareil propulsif est géré et surveillé par un automate situé en passerelle. Cette architecture de la propulsion permet de longues patrouilles à faible vitesse sur un ou deux moteurs et des vitesses élevées sur quatre moteurs pour rallier un éventuel contrevenant.

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