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The barbershop of America

Il existe des photographes à travers le monde pour lequel on adhère totalement au série photographique qu’il peuve produire. Rob Hammer est l’un d’entre eux. Découvert sur la toile il y a quelques années, nous avons tisser des liens via les réseaux sociaux où nous échangeons régulièrement nos regards photographiques. Américain de la côte ouest des Etats-Unis, nos échanges se déroulent avec 9 heures de décalage horaire, mais qu’importe, le plaisir de la photographie n’a pas d’heure ni de frontière. J’avais envie de vous faire découvrir ce photographe peu connu dans l’hexagone, mais qui est un vrai figure du paysage photographique américain. Rob est connu pour son style dramatique de photographie d’athlètes professionnels pour ses clients comme Nike, Adidas, Foot Locker et Fox Sports. 

Rob Hammer est l’auteur de plusieurs projets photographiques dont deux qui ont retenus mon attention. Le premier «  The Basketball hoops », une invitation à traverser les petites villes des États-Unis et d’Europe pour découvrir les fameux cercles des paniers de basketball. Le projet de cerceaux de Basketball est une extension de son amour pour le jeu et un coup de feu dans son style même. Au cours des dernières années, Rob a beaucoup voyagé à travers les États-Unis, ainsi que l’Europe, pour immortaliser ses terrains de basket-ball. Cette série d’images est en cours et va continuer à croître là ou se déplacera Rob, à la recherche de nouveaux endroits pour trouver encore plus de cerceaux uniques.

Le deuxième, The barbershop of America, et ses captures toutes droites venues des salons de coiffure atypique des petites villes d’outre altantique dans 50 états différents des USA.  Rob Hammer a grandi avec cette culture du barbier, remarquant depuis quelques années que ses boutiques « réels » allaient rapidement disparaître. En cause, un changement de culture et une évolution de la société américaine. Rob décide que ces gemmes américains devaient être documenté avant de disparaitre pour toujours. Rob Hammer parcoure alors durant trois ans le pays en quête de petites villes avec des salons de coiffure authentiques. On découvre alors une représentation incroyable de l’Amérique et les gens qui l’habitent. Loin des clichés des buildings et des grosses métropoles comme nous nous faisons souvent de l’Amérique, cette série nous transporte dans le quotidien de l’amérique moyenne. Une expérience unique et inestimable, qui s’étend sur plus de 50.000 miles et avec un mélange de caractères et des cultures.

Rob Hammer a volontiers répondu à invitation à cet interview. Vous avez vos billets ? Embarquement pour la Californie !

Dvelec – Peux tu te présenter et nous raconter un peu ta biographie ?

Rob Hammer – Hello la France, mon nom est Rob Hammer, et je suis originaire de New York. Je vis à San Diego, en Californie. J’ai aucune éducation institutionnelle dans la photographie et aujourd’hui encore ne peut pas croire que je suis payé pour faire des photos.

Dvelec – Nous t‘avons découvert depuis quelques années en France, à l’époque de ta série The Basketball hoops . Quand est il de ta popularité aux états unis ?

RB – De nos jours, il semble que popularité est mesurée par le nombre de fans que vous avez sur Instagram ou Facebook, qui je pense, ne sont que des conneries. Si vous passez par là, alors je ne suis pas très populaire. J’aime créer des images et les partagez avec le monde par le biais de mon site Web, blog ou tumblr. J’utilise bien sur instagram, Facebook, etc.. Si des gens likent mes images, alors c’est très bien. Si ils ne les aiment pas, c’est trop grave. Je ne partage pas mes images afin de gagner en popularité. Je les partage parce que je veux que les gens en profitent et je l’espère pour moi, attirer des clients potentiels. Mais je dois être un peu populaire en France pour avoir la chance de faire une interview pour un magazine français

 Dvelec – Comment réagit-on lorsqu’on apprend que son travail est suivi à des milliers de kilomètres , de notre côté de l’atlantique ?

RH – C’est vraiment une leçon d’humilité. L’industrie de la photographie est tellement concurrentiel. Il est si difficile aujourd’hui obtenir un nom en photographie, donc bien entendu que des gens à l’étranger,  à des milliers de kilomètres de la Californie,  suivent mon travail est incroyable.

Portrait of professional boxer Canelo Alvarez in a gritty warehouse gym.

Dvelec – Quels sont tes principaux traits de caractère ?

RH – Jamais vraiment pensé à ce sujet. La plupart des gens qui je contoie diraient probablement dire que j’ai le « complexe de Peter Pan ». Ce qui signifie que je ne veux pas grandir.

Dvelec – Quels sont tes rêves de bonheur ?

RH – La photographie et les lieux que je visite qui font que je suis heureux. Et si tout va bien, que je puisse me rendre dans tous les pays du monde.

Dramatic portrait of Kobe Bryant

Dvelec – Tu as réalisé un beau projet « Barbershop of America » qui outre atlantique vous dévoile une amérique profonde loin des grandes villes et de ses buildings. Comment t’es venu l’idée ?

RH – Merci pour ce compliment. Barbershop of America a toujours été quelque chose dans leque j’ai été. Pendant mes nombreux voyages, j’ai remarqué que tous les vieux salons de coiffure commençaient à disparaître.  Je sentais comme si une pièce unique de l’Amérique qui méritent d’être documenté aller disparaitre sans que nous ayons la moindre trace. Les petites villesprésentes dans mon projet qui sont hors de la grille,  et semblait être les plus intéressantes à immortaliser. De plus, ce ceux d’excellents endroits pour découvrir l’Amérique.

Dvelec – Une passion en dehors de ton métier de photographe ?

RH – Voyages, Snowboard et manger !

Dvelec – As-tu une citation fétiche ?

RH – « Buy the ticket, take the ride » de Hunter S. Thompson

Dvelec – As-tu un tic, quelque chose que tu refais sans arrêt ?

RH – Je commence à obtenir des noix quand il suis pas en road trip, cela devrait être le cas pour le reste de ma vie.

Dvelec – Parlons photo maintenant, comment es tu arrivé dans le métier de la photo, depuis quand ?

RH – Je suis allé au Collège de la justice criminelle, comme on dit chez nous, mais n’ai aucune idée pourquoi. Vraiment seul, je suis allé à l’école parce que c’était la seule chose intelligente à faire. Par la suite, j’ai eu tout un tas d’emplois de vendeurs ou de bureaucrates vraiment  abrutissant. Ces jobs m’ont fait misérable. La seule constante, que j’ai jamais eu dans la vie et que j’ai vraiment apprécier, c’est faire de la photographie. La photographie était la seule chose que j’ai toujours voulu faire. J’ai commencé à photographier à temps plein il y a 7 ans maintenant.

Dvelec – Ta formation ?

RH – 0, Rien ! Totalement autodidacte

Dvelec – Sport, reportage, voyage … tu photographie plusieurs univers mais as tu un sujet préféré ?

RH J’adore les shots commerciales avec les athletes du sport professionnels pour d’innombrables raisons. Il doit y avoir un  bon équilibre dans la photo. Mes reportages et mes voyages photographiques sont donc cet équilibre. Avec la prise de vue commercial, il y a beaucoup de personnes impliquées et beaucoup d’argent en jeu. ce qui signifie il y a beaucoup de « règles » et un grand nombre de cases qui doivent être vérifiés. En reportage ou en voyage, on est à l’opposé de cela. J’ai juste envie de sortir et de shooter. Ces shoots n’implique que moi et personne d’autre.

Dvelec – Nous pouvons découvrir quelques personnalités sur ton blog, comment est venu ses collaborations ?

RH – Si tu fais allusion au people que je rencontre au cours du voyage, alors oui, il y a quelques personnalités. Ce truc est vraiment amusant pour moi. J’ai toujours trouvé des lieux et des cultures différentes très intéressantes et j’aime rencontrer des gens qui vivent une vie différente de moi-même. Leurs histoires et leurs modes de vie sont fascinants. Donc je m’arrête juste au cours de mes voyages et je leur demande au hasard si je peux le photographier.

Dvelec – Collabores tu souvent avec des modèles ?

RH – Oui, il y a quelques modèles avec leque j’ai shooté plusieurs fois. Il est amusant de shooter avec des gens qui vous écoute, suive et avec qui il est capable de créer de belles images.

Dvelec – Avec quel genre de modèles travailles tu habituellement ?

RH – Surtout des modèles de sport ou de fitness

Dvelec – Comment se passe un shooting type  pour toi ?

RH – Cela dépend du type de shoot. Si c’est un shooting commercial, il y a toujours des directeurs artistiques ou Art Directors en cause. Ce qui est excellent c’est la collaboration qui conduit aux bons résultats. Il permet d’échanger des idées avec l’autre. Sur les shoots personnelles, c’est juste les sujets, mes assistants et moi-même.

Dvelec – T’arrives t-il de collaborer avec d’autres photographes sur des projets ?

RH – Jamais vraiment travaillé avec d’autres photographes, mais c’est quelque chose à laquelle je serais ouvert

Dvelec – Quels sont pour toi tes meilleurs shootings ?

RH – J’aime à penser que le meilleur de mes shoots n’est pas encore arrivé

Dvelec – Ta relation avec le post traitement sous Lightroom et Photoshop

RH – Mes compétences de Photoshop sont embarrassantes… J’en sais juste assez pour obtenir mon resultat recherché. Lightroom est plus utilisé pour peaufiner et pour l’organisation de mes images.

Dvelec – Des conseils à donner ?

RH – Ca pourrait être comme des sons génériques, mais les nouveaux photographes devraient être constamment à shooter et à partager. Shooter sur tous les jours. Peu importe ce que c’est. Juste shooter. C’est la seule façon de progresser. Et partager les meilleures images de ce que vous photographiez. Les afficher en face des bonnes personnes et les bonnes choses viendront d’elle. Qu’importe votre niveau de photographe, vous l’êtes ! Et si les gens ne voient pas nos images, alors c’est qu’elles n’existent pas.

Dvelec – Ton actualité a venir ?

RH – Travaillez mes series à long terme, comme le projet The Basketball hoops,  photographier les vieux paniers de basketball dans tout les États-unis d’Amérique. Aussi, une idée concernant la cuisine et les voyages de remue-méninges, mais ils ne sont pas vraiment verrouillé ceux là.

Dvelec – Pour conclure, nous réalisons toujours un portrait chinois pour finir nos interviews, cà te dit ?

RH – Ok allons-y

Dvelec – Une ville française où tu désirerais vivre ?

RH – J’ai été en France deux fois, et je suis un grand fan. Basé uniquement sur les endroits que j’ai eu la chance de visiter, Chamonix serait probablement mon point d’attache.

Dvelec – Ce que tu détestes par-dessus tout ?

RH – L’ ennui. J’ai besoin de stimulation et de changement constant.

Dvelec – Ce que tu adores par-dessus tout ?

RH – Voyager avec mon chienet ma femme, ma famille et mes amis.

Dvelec – Une personnalité que tu admires ?

RH – Hunter S. Thompson, Je ne suis pas pour plaider ou à suggérer à ce que les gens prendre de la drogue, mais j’ai toujours aimé comment il a fait les choses à sa façon, ne  se souciant pas de ce que tout le monde pensait

Dvelec – Et une personnalité française ?

RH – Andre The Giant ( Catcheur français des années 80 ayant combattu de nombreuses face à Hulk Hogan )

Dvelec – Un photographe américain qui te tapes dans l’oeil et que tu admires ?

RH – Cela semble changer chaque mois. Parfois  je regarde seulement les travaux de photographes commerciaux ou de la nouvelle école qui s’articulent autour de l’éclairage. Maintenant, j’aime beaucoup regarder de vieux gars de l’ancienne école comme Robert Frank ou Walker Evans.

Dvelec – Et un photographe français ?

RH – Cartier – Bresson semblait être un photographe cool 

Dvelec – Si tu étais un sport ?

RH – Le basketball

Dvelec – Si tu étais un film ?

RH – N’importe quell film des frères Coen

Dvelec – Si tu étais une musique ?

RH – Un mélange de The Rolling Stones, Jay-Z et Frank Sinatra

Dvelec – Si tu étais un livre ?

RH – Un seul ? difficile ! J’ai lu seulement des biographies et des livres photos.

Dvelec – Si tu étais un monument américain ?

RH – Bizarre d’imaginer d’être soi-même un monument. Je serais plutôt juste un photographe.

Dvelec – Et si tu était un monument français ?

RH – L’Aiguille Du Midi

Dvelec – Si tu étais une boutique ?

RH – Je pourrais être une pizzeria ?

Dvelec – Une journée type en 5 mots ?

RH – Heureux, mais affamé pour en savoir plus.

Dvelec – Si tu étais une heure de la journée ?

RH – Le dîner. J’aime trop la nourriture.

Dvelec – Une gourmandise préférée ?

RH – Les escargots

Dvelec – Si tu étais une saison ?

RH – Un hybride entre l’hiver et l’été. Donc je suppose que cela ferait l’automne ? À San Diego il n’ya vraiment pas saison. Il fait généralement 23°C et c’est ensoleillé toute l’année. C’est pourquoi je vis ici

Dvelec – Si tu étais un site internet ?

RH – Mon propre site, j’ai le droit ?

Dvelec – Si tu étais un média ?

RH – Un media photo

 

Rob Hammer et ses photographies sont à découvrir sur son blog http://www.robhammerphotography.com

Bon voyage de l’autre côté de l’Altlantique !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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